Mady de la Giraudière
Mady de La Giraudière a passé son enfance à Lavelanet, dans une famille qui pendant de longues années a consacré son activité au développement de l’industrie textile.
À la fin de ses études à 19 ans, elle souhaite entrer à l’École des beaux-arts, mais se heurte au véto de son père, Émile Couquet, grande figure de l’industrie. Passionnée de dessin et de peinture depuis sa plus tendre enfance, elle travaille donc seule, avec pour seul maître la nature.

Vers 1955, elle rencontre Anatole Jakovsky, « Le pape des Naïfs », qui la guide pour combler son manque de formation artistique et exige d’elle beaucoup de travail dans l’espoir de pouvoir organiser une première exposition à Paris.

Elle peint alors une centaine de toiles en 3 ans, dont une quarantaine sont sélectionnées par Anatole Jakovsky qui organise sa première exposition à la galerie Henri Benezit à Paris. Cette exposition fut un véritable évènement car c’était la deuxième fois qu’était réalisée dans la capitale une exposition consacrée à un seul peintre naïf.

Elle a été sélectionnée pour participer en 1997, avec ses filles Chin et Nang, à la troisième édition de « La vie de château » au centre culturel français (French cultural center) de New York, en compagnie de trente-neuf autres artistes et artisans d’art français.

Ses toiles figurent dans les musées de naïfs à Nice, à Vicq, à Laval, à Auvers-sur-Oise, à Lausanne, à Londres, à Tokyo, à New York. Sept de ses œuvres, des tableaux de 1,70 m sur 1,30 m qui racontent la vie du Christ, figurent dans l’église de Lavelanet. L’artiste a également prêté son concours pour rénover la salle des mariages de cette même ville.