Roger Garaudy
Protestant dans sa jeunesse, tandis que son père était athée et sa grand-mère maternelle fervente catholique, Roger Garaudy se revendique volontiers comme « polémique et hérétique ». Pendant ses études universitaires, il adhère au Parti communiste français (PCF) en 1933. Il est reçu cinquième à l'agrégation de philosophie en 1936.

Mobilisé en 1939, il obtient la Croix de Guerre après s'être battu dans la Somme, mais de retour dans le Tarn, il est arrêté le 14 septembre 1941 et déporté par le régime de Vichy dans un camp d'internement d'Afrique du Nord (à Djelfa, Algérie) jusqu'en février 1943. Il devient ensuite rédacteur en chef de Radio-France à Alger, mais démissionne au bout de quelques mois pour devenir le collaborateur d'André Marty à l'hebdomadaire communiste Liberté.

Membre du Comité central du PCF en 1945, il est élu député communiste du Tarn (1945-1951), puis de la Seine (1956-1958), et sénateur de Paris (1959-1962). En février 1949, il est notamment témoin cité par les avocats de la défense du journal Les Lettres françaises, attaqué en diffamation par Viktor Kravtchenko.

Titulaire d'un doctorat de philosophie avec une thèse sur la Théorie matérialiste de la connaissance (Sorbonne, 1953), il enseigna à l'université de Clermont-Ferrand — où il subit l'hostilité de Michel Foucault, qui le poussa à solliciter sa mutation —, puis à l'université de Poitiers. Il est directeur des Cahiers du communisme, revue théorique du PCF, jusqu'en 1964. C'est à l'époque de sa députation qu'il se lie d'amitié avec l'abbé Pierre, également député Mouvement républicain populaire (MRP) au sortir de la seconde guerre mondiale.

Il meurt le 13 juin 2012 à son domicile de Chennevières-sur-Marne.