Jean de La Varende
Jean Mallard de La Varende Agis de Saint-Denis, plus connu sous la forme brève Jean de La Varende, né le 24 mai 1887 à Chamblac (Eure) et mort le 8 juin 1959 à Paris, est un écrivain français.

Auteur d'une vingtaine de romans, d'une dizaine de biographies, de diverses monographies sur la Normandie, et de plus de deux cents nouvelles, La Varende s'est surtout attaché à l'évocation du terroir normand avec ses curés de campagne, ses paysans, et ses hobereaux, tout en exprimant sa nostalgie de l'Ancien Régime et sa passion pour la mer et les marins.

Jean Mallard de La Varende est le fils de Gaston Mallard de La Varende (1849-1887), officier de marine, et de son épouse d'origine bretonne, Laure Fleuriot de Langle (1853-1940). Il voit le jour le 24 mai 1887 à Chamblac (Eure), au château de Bonneville, propriété familiale. Il ne connaîtra pas son père, qui meurt la même année, le 27 juillet.

En 1890, sa mère retourne chez ses parents en Bretagne, à Rennes, pour y élever ses enfants. Son grand-père maternel, le contre-amiral Camille Fleuriot de Langle (1821-1914), pourtant âgé, prend une part active dans son éducation. Jean de La Varende retint de lui nombre d'histoires de marins et de voyages, dont plusieurs sont devenues des nouvelles.

À douze ans, en 1899, le jeune Jean écrit son premier texte, La Fille du garde-chasse, dont le manuscrit est perdu. Puis, de 1900 à 1906, il fait ses études comme pensionnaire au collège Saint-Vincent de Rennes. Cette période rennaise transparaît nettement dans Geoffroy Hay de Nétumières (1908) et dans Le Roi d'Écosse (1941). Pendant cette même période, il rédige Nos amours perdues et Péché originel, dont les manuscrits sont également perdus.

Après son baccalauréat, il entre à l'École des beaux-arts de Paris, au détriment d'une carrière dans la Marine. L'École navale exige une santé qu'il n'a pas, à cause d'une déficience cardiaque. Son œuvre sera en partie un hommage à la « grande bleue », à ses marins du passé. Sans regrets, il écrira, entre 1944 et 1950, un bel ouvrage homonyme sur l'École navale, publié en 1951 avec des illustrations d'Albert Brenet.

En janvier 1914, son grand-père décède et, en août suivant, lorsque éclate le premier conflit mondial, Jean de La Varende est affecté comme infirmier au 18e régiment d'infanterie de Vernon, puis sur le front comme brancardier. Il rentre définitivement en Normandie en 1919, une fois démobilisé. Il y vivra quatre décennies d'écrivain prolifique et de châtelain « aux mains calleuses »